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Traumatisme : pourquoi certaines réactions persistent longtemps après l'événement ?
Photo : Pexels
31 août 2026·4 min de lecture

Traumatisme : pourquoi certaines réactions persistent longtemps après l'événement ?

Florie FONTERME

Florie FONTERME

Psychopraticienne · Lyon

L’événement est passé. Parfois depuis plusieurs mois ou plusieurs années. Vous savez rationnellement que vous n’êtes plus dans cette situation et pourtant, certaines réactions semblent appartenir encore au présent.

Un bruit vous fait sursauter. Une situation apparemment anodine provoque une anxiété intense. Vous évitez certains lieux ou certaines personnes. Vous vous sentez parfois figé(e), déconnecté(e), constamment sur vos gardes.

Après un traumatisme psychologique, le temps qui passe ne suffit pas toujours à faire disparaître ce que l’expérience a laissé derrière elle.

Pourquoi le corps peut-il continuer à réagir après un traumatisme ?

Face à une situation vécue comme dangereuse, notre organisme et notre système nerveux disposent de mécanismes automatiques de protection : combattre, fuir, se figer, notamment.

Après certaines expériences traumatiques, des réactions d’alerte peuvent persister ou être réactivées par des éléments associés à l’événement : un bruit, une odeur, un lieu, une attitude, une sensation corporelle ou une situation relationnelle.

Certaines personnes peuvent alors connaître :

  • une hypervigilance ou des sursauts importants ;
  • des tensions physiques ou une sensation d’oppression ;
  • des troubles du sommeil ou des cauchemars ;
  • des souvenirs ou images qui s’imposent ;
  • des comportements d’évitement ;
  • des moments de dissociation, avec l’impression d’être absent(e), détaché(e) de soi ou de la situation ;
  • une fatigue importante liée à cet état d’alerte.

Ces manifestations peuvent notamment être présentes dans un état de stress post-traumatique (TSPT), mais leur présence ne permet pas, à elle seule, de poser un diagnostic.

Un traumatisme ne laisse pas seulement des souvenirs

Ce qui m’intéresse particulièrement en psychothérapie, c’est que l’événement traumatique peut également modifier la manière dont une personne se perçoit, perçoit les autres et envisage le monde.

Après certaines expériences peuvent apparaître des conclusions comme :

Je ne peux faire confiance à personne.
Je suis vulnérable.
J’aurais dû réagir autrement.
C’est de ma faute.
Je ne serai plus jamais comme avant.
Ce qui m’est arrivé me définit désormais.

La souffrance ne réside alors plus uniquement dans le souvenir de l’événement. Elle peut aussi se trouver dans l’histoire que la personne a progressivement été amenée à construire sur elle-même à partir de cet événement.

Et c’est précisément là que la psychothérapie peut ouvrir un espace différent.

Comment la psychothérapie peut-elle aider après un traumatisme ?

Le travail thérapeutique ne consiste pas nécessairement à vous demander de raconter immédiatement et en détail ce que vous avez vécu.

Nous pouvons d’abord chercher à comprendre ce que l’événement produit encore dans votre vie actuelle : ce que vous évitez, ce que vous craignez, la manière dont certaines relations ont changé, les émotions qui apparaissent et les conclusions que vous avez tirées sur vous-même.

Une autre dimension du travail consiste à ne pas laisser le traumatisme raconter seul qui vous êtes.

Qu’avez-vous fait pour traverser cette période ? Qu’avez-vous essayé de protéger ? Sur qui avez-vous pu vous appuyer ? Quelles valeurs vos réactions révèlent-elles ? Quelles parties de vous existaient avant l’événement et continuent d’exister aujourd’hui ?

Il ne s’agit ni de minimiser ce qui s’est passé ni d’en chercher artificiellement quelque chose de positif.

Il s’agit de pouvoir progressivement reconnaître que ce qui vous est arrivé appartient à votre histoire sans avoir à devenir toute votre identité.

Quand consulter après un événement traumatique ?

Il n'y a pas de seuil à atteindre pour venir consulter. Vous n'avez pas besoin d'avoir vécu un événement « grave » selon les critères des autres. Ce qui compte, c'est ce que vous ressentez.

Il peut être utile de consulter lorsque les conséquences d’un événement continuent à peser sur votre quotidien : anxiété, hypervigilance, évitement, souvenirs envahissants, troubles du sommeil, difficultés relationnelles, honte, culpabilité ou sentiment de ne plus être la même personne.

Dans ma pratique de psychopraticienne à Lyon, je vous accompagne à votre rythme, en tenant compte à la fois de ce que vous avez traversé et de ce que cette expérience produit aujourd’hui.

L’objectif n’est pas d’oublier, d’effacer ou de transformer artificiellement votre passé.

Il est de pouvoir progressivement retrouver davantage de sécurité et de liberté dans votre présent, et une représentation de vous-même qui ne soit pas entièrement déterminée par ce qui vous est arrivé.

Quelques signaux qui peuvent inviter à franchir le pas

  • Vous évitez certains lieux, situations ou personnes sans vraiment savoir pourquoi
  • Vous avez des réactions physiques intenses (cœur qui s'emballe, souffle coupé) dans des contextes qui semblent anodins
  • Vous vous sentez déconnectée de vous-même ou de vos émotions
  • Vous dormez mal, vous sursautez facilement, vous êtes épuisée d'être « sur le qui-vive »
  • Vous avez l'impression que quelque chose s'est « cassé » en vous après un événement difficile

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Vous vous reconnaissez dans cet article ?

Si cet article fait écho à votre situation, je vous accompagne au cabinet à Lyon. Chaque consultation est adaptée à vos besoins.

Florie FONTERME

Florie FONTERME

Psychopraticienne · Lyon

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Questions fréquentes

Oui, certaines personnes décrivent des tensions, sursauts ou fatigue persistants bien après un événement difficile. Ces réactions peuvent être liées à la façon dont le système nerveux a enregistré l'expérience. La durée écoulée ne permet pas, à elle seule, de déterminer l'importance de ses conséquences. Consulter un professionnel peut aider à mieux les comprendre.
Pas nécessairement. Le travail thérapeutique doit respecter votre rythme et ce que vous êtes prêt(e) à aborder. Il n’est pas nécessaire de tout raconter dès les premières séances.
Le stress post-traumatique (SPT) désigne un ensemble de réactions qui peuvent apparaître après avoir vécu ou été confronté à un événement traumatique. Il peut notamment se manifester par des souvenirs ou images envahissantes, des cauchemars, de l’évitement, une hypervigilance, des réactions émotionnelles ou physiques intenses, ou encore le sentiment d’être constamment en alerte. Ces manifestations peuvent avoir des conséquences importantes sur le quotidien, les relations et la manière de se percevoir. Avoir vécu un traumatisme ne signifie toutefois pas nécessairement développer un SPT, et seul un professionnel habilité peut poser un diagnostic.

Cet article est à visée informative et ne constitue pas un avis médical.

© Florie FONTERME

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